Pourquoi la destruction de voiture est-elle gratuite ?

Conformément à la loi, les épaves de voitures hors d’usage, qu’elles soient arrivées en fin de vies ou accidentées, doivent être confiées à un professionnel en vue d’une destruction. Cette procédure est obligatoire. La destruction de voiture est réservée à des entreprises qui présentent un agrément délivré par une préfecture. Ces professionnels ne peuvent pas demander de frais de destruction ou même de remorquage aux propriétaires de voitures hors d’usage sauf en cas de manque de pièces essentielles et de présence de pièces non homologuées sur l’épave. Comment ces entreprises rentabilisent-elles leurs activités en proposant des services gratuits ?

Les rôles d’une entreprise de destruction de voiture

Lorsqu’un propriétaire a recours aux services d’une entreprise de destruction de voiture, cette dernière devra prendre en charge plusieurs opérations. Elle s’occupera du transport de l’épave du lieu où elle est abandonnée au centre où elle sera entreposée. Elle émettra aussi le certificat de destruction au propriétaire puis procédera à la destruction proprement dite. Comme il est dit plus haut, aucun frais ne sera demandé au propriétaire pour l’exécution de ces tâches.

Comment rentabiliser l’activité ?

De nombreuses personnes se posent cette question. La réponse est pourtant assez simple. Pour obtenir des retours d’investissement, les entreprises de destruction de voitures revendent certaines pièces des voitures hors d’usage et  collaborent également avec les ferrailleurs et les entreprises spécialisées dans le broyage de métaux.

La règlementation sur la revalorisation et le recyclage

Avant d’envoyer les épaves dans des centres de broyages, les entreprises de destruction de voitures hors d’usage procèdent à une dépollution suivie d’un démontage. Ce démontage consistera alors à identifier les pièces qui peuvent être revalorisées, recyclées ou réutilisées. Ces pièces seront retirées puis reconditionnées ou directement revendues en fonction de leurs états. Les bénéfices de cette revente reviendront entièrement à l’entreprise et ne seront donc pas reversés entièrement ou partiellement au propriétaire. La loi exige que ces entreprises atteignent un taux de recyclage de 3 % de la masse moyenne de l’épave et un taux de valorisation de 5 % hors métaux.

En plus de la revente de ces pièces, les entreprises revendent aussi les épaves aux centres de broyages. Il s’agit là d’un revenu supplémentaire. Ces centres de broyages devront également atteindre des taux de recyclage de 3,5 % de la masse moyenne et un taux de revalorisation de 6 % hors métaux.