
Liquides pour cigarettes électroniques exposés lors de Vapexpo 2015 Moscou (Photo : Getty) Les e-liquides sont un terrain de jeu pour les curieux. Entre les saveurs fruitées et les arômes inspirés de desserts, en passant par des notes alcoolisées ou le classique tabac revisité, il existe une infinité de profils pour satisfaire chaque palais.
Certains préfèrent l’intensité des fruits rouges, d’autres s’aventurent du côté des saveurs gourmandes, quand d’autres encore restent fidèles aux goûts plus traditionnels, sucrés ou corsés. Le choix n’a jamais été aussi vaste et personnalisé.
Vaping 101 : Qu’est-ce que les compétitions cloud et sont-elles sûres ? Mais qu’y a-t-il vraiment derrière chaque fiole de liquide pour cigarette électronique ? Comment trouver la composition adaptée à son matériel ? Voici un tour d’horizon pour s’y retrouver.
Dans l’univers du vapotage, il est fréquent d’entendre parler de PG et VG, deux acronymes qui reviennent sans cesse. Derrière ces lettres, on trouve le propylène glycol (PG) et la glycérine végétale (VG) : des liquides inodores et transparents, qui servent de base au mélange, auxquels s’ajoutent arômes et, si besoin, nicotine.
Chimiquement, ces deux substances appartiennent à la famille des alcools. Pas de panique, rien à voir avec le fait de lever le coude. Leur particularité ? Chauffer ces liquides les transforme en vapeur, ce qui permet de les inhaler. Mais PG et VG n’offrent pas la même expérience : leur texture, leur goût subtil et la sensation en bouche diffèrent.
(Image : Getty) Selon le dosage, la vapeur obtenue varie, tout comme le ressenti en gorge. C’est précisément pour cette raison que de nombreux vapoteurs modifient le ratio PG/VG selon leurs envies ou leur matériel.
Les e-liquides actuels reposent quasiment toujours sur un mélange des deux, mais toutes les configurations ne supportent pas n’importe quel dosage. Pour bien débuter, il est donc préférable de choisir un liquide adapté à sa cigarette électronique : mauvaise consistance rime souvent avec vape décevante, voire désagréable.
Propylène glycol (PG)
(Image : Getty) Ce composant, issu de l’industrie pétrochimique, est incolore, inodore et sert principalement à renforcer la sensation dite du « hit » : ce ressenti en gorge que recherchent souvent les ex-fumeurs.
Le PG est très prisé pour sa capacité à transporter les arômes et la nicotine. Voilà pourquoi il est souvent utilisé comme support pour les concentrés de saveurs et la nicotine dans les e-liquides.
Des études scientifiques, notamment publiées dans la revue Food and Cosmetics Toxicology, ont montré que le PG ne pose pas de problème en ingestion orale. Cependant, la question de l’inhalation reste bien moins documentée. La dernière grande étude sur le sujet remonte à 1947 : elle concluait à une absence de danger, mais la recherche a peu évolué depuis sur l’inhalation à long terme.
(Image : PA) Pour l’humain, le PG est généralement sans souci. Mais pour les chats, c’est une autre histoire. Des cas d’anémie de Heinz, une maladie grave, ont été observés chez eux en cas d’exposition. Prudence donc si vos félins partagent votre quotidien.
Chez les vapoteurs, le passage au PG peut s’accompagner de quelques effets secondaires : bouche sèche, gorge irritée, soif accentuée. Ces désagréments s’estompent le plus souvent en quelques jours, le temps que l’organisme s’ajuste. Il est conseillé de bien s’hydrater durant cette phase d’adaptation.
Glycérine végétale (VG)
(Image : Getty) La VG est un dérivé naturel d’huiles végétales, ce qui la rend compatible avec un mode de vie végétarien.
Dans un e-liquide, elle joue un rôle déterminant : produire une vapeur épaisse et généreuse. Sa texture plus visqueuse que le PG et sa légère douceur en bouche séduisent certains utilisateurs, notamment ceux qui privilégient le vapotage « subohm » et recherchent une inhalation plus douce.
Les études disponibles font état d’une toxicité faible lors d’une ingestion, et d’un faible potentiel d’irritation pour la peau ou les yeux. Elle est d’ailleurs largement utilisée dans l’industrie alimentaire et pharmaceutique, ce qui confirme son profil rassurant pour l’organisme.
(Image : Getty) Côté inhalation, une étude menée en 2008 n’a pas détecté de risque majeur, mais, comme pour le PG, peu de données existent sur les conséquences à long terme de l’inhalation de VG en aérosol.
Le risque d’allergie à la glycérine végétale reste faible, mais il existe. Les personnes sensibles à l’huile de palme ou à l’huile de coco, matières premières parfois utilisées dans la fabrication, peuvent être concernées.
Un point à surveiller : certains réservoirs de cigarettes électroniques, notamment les plus anciens ou les clearomiseurs classiques, n’aiment pas les liquides très concentrés en VG. Ces derniers peuvent encrasser les résistances et réduire la durée de vie des atomiseurs. Dans ce cas, mieux vaut privilégier un mélange équilibré ou un taux de VG plus faible.
Comme pour le PG, une phase d’adaptation existe : bouche sèche, gorge qui pique, soif plus intense. Là encore, l’hydratation et des pauses régulières sont recommandées.
Quel type de liquide choisir ?
(Image : Getty) Tout dépend de votre matériel et de ce que vous attendez de votre expérience de vapotage.
Si le doute persiste, n’hésitez pas à demander conseil en boutique spécialisée. Tester les liquides avant achat est souvent possible et permet d’affiner ses préférences.
Certains ajustent leur ratio PG/VG selon leurs besoins. Voici quelques repères pour s’y retrouver :
- Pour retrouver un effet en gorge prononcé : privilégiez un liquide riche en PG et en nicotine pour une sensation proche de celle du tabac fumé, avec des arômes plus marqués.
- Pour une sensation douce et une vapeur dense : les liquides à forte teneur en VG procurent un ressenti plus souple, idéal pour l’inhalation directe. Si la saveur vous semble atténuée, augmentez la puissance de votre cigarette électronique, mais évitez de dépasser les capacités de votre équipement sous peine de dry hit et d’usure prématurée.
- Pour rester discret : un liquide à dominance PG produira une vapeur moins visible à l’expiration. Pratique pour vapoter sans attirer l’attention, mais attention à la réglementation : au Royaume-Uni, vapoter dans certains espaces publics ou transports reste interdit.
- Pour les amateurs de gros nuages : misez sur les liquides très riches en VG. Les compétitions de cloud chasing en sont la meilleure vitrine : il s’agit de produire un maximum de vapeur, souvent à l’aide de matériels puissants et de réglages adaptés.
Quel réservoir choisir ?
Chaque réservoir a ses spécificités. Voici quelques exemples pour vous aider à y voir plus clair :
- Clearomiseurs : ils utilisent généralement des résistances comprises entre 1,2 et 2,5 ohms et fonctionnent avec une puissance inférieure à 15 watts. Peu adaptés aux liquides très épais, ces réservoirs préfèrent un ratio élevé de PG, ou un équilibre 50/50. Modèles courants : Aspire Nautilus, Kanger Protank.
- Réservoirs subohm : conçus pour les e-liquides à forte teneur en VG, ces réservoirs supportent davantage de puissance et favorisent la production de vapeur. Conséquence : la consommation de liquide est accélérée. Exemples : Aspire Atlantis, Kanger Subtank.
- RDA/drippers : ces atomiseurs permettent de moduler très facilement le ratio PG/VG selon la résistance utilisée. Les coils subohm sont parfaits pour la VG, tandis que des résistances plus hautes conviendront mieux au PG. Par convention, un mélange 30/70 PG/VG est souvent adopté avec ce type de matériel.
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