Vernis et carrosserie : le bad buzz de Renault

C’est le buzz du moment, ou plutôt le bad buzz qui enflamme les réseaux sociaux. La marque française Renault est accusée de sexiste pour avoir lancé une gamme de vernis à ongles assorti à la carrosserie de sa nouvelle Twingo. Une campagne qui est jugée sexiste par plusieurs observateurs. La marque a tenté de se défendre. Retour sur ce tollé qui n’en est pas vraiment un.

Une campagne sexiste ?

Cette nouvelle campagne publicitaire a choqué plus d’un. Elle met en scène une femme qui se passe du vernis à ongles sur les mains. Le problème, c’est que le vernis à ongles est assorti à la carrosserie de la Twingo. Jusqu’ici, la publicité ne choque personne jusqu’au moment où l’on apprend que ce vernis pouvait aussi couvrir les rayures que les femmes pourraient faire sur leur carrosserie rognac. C’est là que la polémique débuta, et en seulement quelques heures, les réseaux sociaux se sont enflammés. Renault est accusé de sexisme.

Il faut dire que pour réaliser cette pub, le constructeur français s’est associé avec De Blangy, un designer spécialisé dans le cosmétique. L’objectif, c’était de présenter un nouvel accessoire plutôt original : le Twingo Nail Polish. La campagne publicitaire avait d’ailleurs pour but de montrer que les conductrices de la Twingo avaient la possibilité d’assortir parfaitement leurs ongles avec leur Twingo.

Twitter s’est enflammé en quelques heures

C’est surtout sur Twitter que les reproches et critiques les plus acerbes ont été formulés. En effet, ce spot est, pour certaines femmes, une manière de les incriminer en insinuant qu’elles étaient incapables de garder leurs voitures sans rayer leur carrosserie Rognac. Le constructeur automobile n’a pas tenu à préciser si ces rayures étaient le fait des conductrices ou pas. Quoi qu’il en soit, cela a largement suffi pour enflammer la toile.

La plupart des commentaires estimaient que Renault accusait indirectement les femmes de rayer leurs voitures, volontairement. La marque a tenu à se défendre en expliquant que ce vernis pouvait aussi être utile aux hommes. Ce qui n’a pas pu calmer les ardeurs des réseaux sociaux pendant un bon moment.

Et si c’était volontaire ?

Ce n’est pas quelque chose d’impossible, surtout si l’on sait que les grandes marques ont tendance à faire des erreurs ou actions délibérées dans leurs publicités afin d’attirer l’attention. On se souvient de la fameuse publicité de Volkswagen lors d’un match de l’équipe de France qui avait délibérément fait une faute sur le nom de la marque. Peut-être qu’il s’agissait là aussi d’une action délibérée.